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Premier jour

Disclaimer: Ceci est mon journal. Il n’est destiné à personne et à tout le monde. Il montre qui je suis en dehors de celui que l’on croit connaître. Il n’est pas optimiste, pessimiste, beau, ou laid, il dit juste ce que je pense, que ce soit la vérité… ou non. C’est tout.

14/06/2011.

21 : 53

Des fois, je me sens vide. Comme ça, le matin, je me lève fatigué, et l’aube qui est là et me

Regarde est froide et sans sens comme toutes les aubes et je me dis que non, décidément, ça

Ne peut pas ressembler à ça le bonheur. Car si c’est ça, monsieur, si c’est ça, alors je préfère mourir tout de suite.

21 : 56

Dehors, il fait gris. Ni sombre, ni clair, ni beau ni mauvais. Juste gris. Le ciel est gris, le fleuve est gris, la route est grise, les immeubles sont gris, même les petits bureaucrates dans les immeubles gris sont gris et ternes comme les autres. Gris comme la suie.

21 : 59

« Salut, ça va ? » « Ouais. »

On devrait interdire de proférer de tels mensonges.

22 : 01

C’est comme ça : à un moment, il n’y a rien aucun problème et pourtant, je sens comme une grosse boule de haine dans mon crâne et je veux vomir, et hurler, et crever, et que tout ça explose et eux avec. Mais il ne se passe rien. Des coups de pinceaux morts, de la peinture noire sur une feuille immaculée, pour casser cette perfection, cette perfection, cette perfection…

22 : 03

J’aimerais penser à quelqu’un, n’importe qui, pouvoir me dire que le lendemain je me verrais, que ce sera une excellente raison de me lever, de ne pas laisser tomber, que quand je l’apercevrais j’irais beaucoup mieux, que c’est une bonne raison de vivre encore ces journées, journées, journées. Cette personne-là, je ne la verrais pas demain, non, pas encore.

22 : 05

Je pense à Marc (pas la personne réelle, le chien, je veux dire). Qu’il vienne donc hanter mes pensées et me donner des sueurs froides ! Qu’il me donne une preuve que je suis encore en vie !

« Salut, ça va ? »

Ils ne le pensent jamais, jamais et moi non plus ! Mais juste une preuve que je suis encore vivant pour cette fois-ci. Pas une carcasse vide, pas encore, encore une nuit avant que ça

n’arrive.

22 : 08

Ce qui est énervant avec cette douleur, c’est qu’elle n’est pas sincère, elle ne va pas jusqu’au bout. Qu’ils me disent qu’il me haïssent, qu’il me dise qu’il me haït ! Mais qu’au moins je puisse hurler, pleurer et déchirer, déchirer, déchirer, la preuve que je suis vivant. Mais non, il n’y a personne, aucune conviction et pas de bataille, et la douleur est lancinante et sourde et comme autant d’aiguilles sans voix elle remplace les gouttes de sang dans mes veines.

22 : 10

Oh, faites qu’il se passe quelque chose ! Je voudrais crever.

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